Sinusoïdes, créneaux, triangles… Ces beaux signaux aux formes dynamiques traversent nos fantasmes futuristes et le paysage cinématographique tout entier depuis leur apparition dans les années cinquante. La musique électronique, lune fascinante, offrait d’étendre le parc délimité des instruments de musique et d’ouvrir une ère d’exploration sonore sans limites. Certains astronautes en particulier utilisent depuis cette époque ces matières synthétiques aux apparences glaciales pour créer des univers tout au contraire organiques. C’est dans cette lignée incarnée entre autres par le groupe allemand Cluster qu’apparait Vaillant, le projet solo de musique électronique d’Olivier Stula (A Second Of June). Ce premier Mirage Orange utilise la technologie pour créer des oscillations humaines tour à tour rêveuses ou dansantes. Sans doute guidé par ses racines post-punk tout comme les londoniens de Factory Floor, Olivier Stula compose des titres faits de tissus palpitants et libère l’énergie sensorielle des algorithmes. Ce métissage lui permet de s’affranchir des schémas pop ou techno pour explorer les pouvoirs de la répétition et de l’improvisation. La simple évocation du nom de ses instruments – Tanzbär, Mother-32, 0-Coast, Odyssey, et alpha Juno-1 – suffit à convaincre de tenter cette sortie extra-véhiculaire.

   

 

 

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