“Chladni ou le galbe”, nouvel album de STEFAN HARDT [musique expérimentale / Strasbourg]

communiqué
Comme d’habitude les sons restent non traités, sauf que vous n’entendrez pas d’attaque, c’est-à-dire que le début et la fin de chaque événement sonore ont été coupés et fondus, respectivement fondus. De plus il y a une petite réverbération de temps en temps.
J’ai utilisé le mélodion, le portatif et trois flûtes à bec.
Maintenant comme avant, il s’agit d’exposer les interférences, les battements binauraux, les frictions et les oscillations créées par une superposition de tons de même hauteur. Quelque chose qui est considéré comme disharmonique reste ou devient harmonique dans un sens plus large.

Pierre Soulages m’a montré à travers ses toiles comment puiser un maximum de couleurs dans un minimum de matière. L’émanation de son Black est fascinante.
Traduit en musique, cela signifie : à chaque petit changement entre la chronologie, de nouvelles compositions apparaissent, de nouvelles couleurs sonores.
Par conséquent, même s’il s’agit incontestablement d’une seule pièce, il y a plusieurs pistes.
On peut ainsi se balader sur la timeline – en utilisant l’option « lecture aléatoire » ou en écoutant les morceaux de la fin au début etc. – et donc changer l’angle, l’angle auditif, par analogie avec Pierre Soulages.
C’est un peu comme caresser la plaque chauffante : à chaque fois, vous obtenez des motifs (sonores) différents.

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