Dans le cadre d‘AGI-SON, le Centre de Ressources des Musiques Actuelles (CRMA) de Colmar et la Fédération Hiéro Strasbourg mènent campagne pour sensibiliser les collégiens et lycéens aux risques auditifs liés à l’écoute prolongée du MP3 à fort volume ; ceci par une meilleure prise de conscience des risques auditifs encourus par l’écoute du baladeur MP3.

Le message : Moins fort, moins souvent mais pour longtemps !

L’écoute des baladeurs MP3 s’est considérablement développée chez toutes les générations avec une prédominance chez les adolescents. Les baladeurs sont particulièrement utilisés dans les transports en commun où les utilisateurs souhaitent généralement couvrir les bruits extérieurs.

Cela pose plusieurs problèmes :

  • L’utilisateur du baladeur, qui soumet ses oreilles à de forts volumes sonores, peut s’exposer sans le savoir à une baisse prématurée de son audition.
  • Le voisinage est régulièrement gêné par les émergences émanant du casque de l’utilisateur du baladeur.

Le Centre de Ressources des Musiques Actuelles (CRMA) de Colmar et la Fédération Hiéro Strasbourg s’emparent ainsi de cette problématique tant de santé publique que sociétale, proposant l’intervention d’un technicien du son professionnel dans les collèges et lycées des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Lors d’une séance d’une heure, le technicien du son abordera entre autres les points suivants

  • Définition du son et mode de propagation
  • Fonctionnement de l’oreille
  • Niveaux d’exposition et risques sanitaires
  • Le processus de production musical
  • La dynamique et la loudness war
  • LeMP3 et la compression de données.
  • Le choix du casque

Cette intervention est gratuite

Responsables d’établissement, professeurs, équipes pédagogiques, infirmiers, n’hésitez pas à nous contacter à agi-son@musiquesactuelles.net  pour de plus amples informations et pour programmer une éventuelle intervention dans votre établissement


Enquête audition chez les jeunes de 16-25 ans en Midi-Pyrénées – 2009

Dans le cadre du programme Régional d’Études et Statistiques, sous l’égide du Groupement Régional de Santé Publique de Midi-Pyrénées et le pilotage de la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales et de la Direction Régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle de Midi-Pyrénées.
Cette étude a permis d’évaluer la qualité de l’audition de plus de 5600 jeunes de 16 à 25 ans vivant en Midi-Pyrénées, au moment de leur entrée sur le marché du travail.
« Environ 3 jeunes sur 10 déclarent utiliser un baladeur, assister à des concerts ou aller en discothèque de façon régulière, et 1 sur 10 pratiquer de façon intensive un instrument de musique. Outre le cadre des activités de loisirs, cette question visait à évaluer une éventuelle exposition des jeunes à des niveaux sonores élevés dans le cadre de leur formation, de leurs stages voire de jobs d’été.
L’exploration des comportements et des activités à risque pouvant entraîner des déficits auditifs révèle que près de 56% d’entre eux ont été exposés à un ou plusieurs facteurs de risques.

L’audiogramme moyen de cette population réalisé à partir de la moyenne des seuils auditifs des 5642 jeunes ne révèle pas de déficit pathologique pour l’ensemble des sujets examinés. La comparaison des audiogrammes moyens selon les caractéristiques des jeunes et leur exposition aux différents facteurs de risque ne révèle pas de différences notables à l’exception des sujets ayant des antécédents & pathologiques ORL chez lesquels les tracés sont sensiblement plus dégradés.

Un jeune sur quatre présente une perte auditive pathologique (déficit >20dB sur l’une au moins des fréquences 3, 4, 6 ou 8 kHz). Les déficits pathologiques sont largement plus fréquents parmi les jeunes présentant des antécédents pathologiques ORL, en revanche aucun lien significatif n’est mis en évidence entre les pertes auditives pathologiques et l’exposition aux différents facteurs de risques.
L’effet des bruits de loisirs chez ces jeunes et notamment du baladeur s’efface derrière les antécédents ORL mais n’en reste pas moins probant.
Les résultats de cette étude montrent en résumé qu’un jeune sur quatre se préparant à entrer sur le marché du travail présente un déficit auditif pathologique, soulignant l’intérêt d’un dépistage systématique au moment de l’insertion dans la vie active.
L’impact des antécédents ORL sur les pertes auditives incite par ailleurs à une prise en charge précoce et optimale de ce type de pathologies. Enfin les messages de prévention en direction des jeunes concernant l’effet des bruits de loisir et notamment du baladeur gardent toute leur actualité. »


L’exposition la plus fréquente est l’utilisation régulière d’un baladeur et/ou les sorties régulières en concert/discothèque (31% des jeunes). Par ailleurs 29% pensent avoir été exposés à des niveaux sonores élevés dans le cadre d’activités préprofessionnelles.
Les autres types d’exposition sont plus rares et concernent 2 à 9% des jeunes (pratique régulière d’un instrument de musique, chasse, ball-trap, pongée). Près de 12% des sujets par ailleurs déclarent des antécédents pathologiques ORL. Les niveaux d’exposition sont plus importants chez les garçons, les 16- 18 ans, ainsi que chez les jeunes ayant suivi des filières techniques (BEP/CAP/BT/BP).

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