autoportrait
Dans le cratère d’un volcan actif, balancer les références les plus pointues et obscures possibles. Laisser le magma accomplir les fusions au hasard, regarder les fulgurances affleurer à la surface en bulles de lave compactes, voir comme elles explosent pour créer d’autres voies, d’autres schémas inédits. Apprendre à distinguer dans les vapeurs de souffre la voix et les danses de l’ange déchu, par choix ou par principe ; puis se laisser surprendre par l’autre chant, celui empli de tristesse et de colère froide. Se laisser emporter par le spectacle des deux voix qui s’enlacent et s’éloignent, qui s’affrontent et s’épousent en même temps.
Prendre du recul, embrasser du regard et de l’ouïe la scène dans son ensemble : la voici qui émerge l’hydre à trois têtes faite de lumière noire, la Venus poussiéreuse chaotique et flamboyante.
Les bras cerclés de noir, armés de guitares ayant subi les pires tourments, Venus in the Dust vous emmènera dans ces régions de vous mêmes que vous ne voulez pas voir, et vous en redemanderez.

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