autoportrait
Au royaume de la dualité, Hermetic Delight n’a rien à envier à ses aînés. En cinq ans d’existence, avec une centaine de concerts au compteur et trois EPs, le quintet a digéré ses influences – Sonic Youth, Siouxsie, Pixies – et trouvé son identité. Noisy pop, post punk, shoegaze, qu’importe l’étiquette. Guitares acérées, voix incantatoire, rythmique impétueuse, le gang of five travaille ses compos au scalpel pour n’en garder que l’essentiel : l’émotion. Pendant 1 mois le quintet s’est enfermé avec leurs instruments et une régie studio analogique pour en sortir 7 titres ciselés. L’écriture a gagné en maturité, les textes en intimité. Evolution, pas révolution : la puissance des cordes, y compris vocales, la précision de la frappe sont toujours là. De l’élégance brute à la fureur sensible.
Vow, sorti le 15 avril dernier est la bande son idéale d’une époque en clair obscur.

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